Avant-première !

La journée de restitution « LA GROTTE » se déroulera mardi 22 mai à Agde au Musée de l’Ephèbe
(Mas de la Clape 34300 Le cap d’Agde 04 67 94 69 60)

Le musée de l’Ephèbe propose d’accueillir les 3 classes à partir de 11h ce qui permettra aux élèves de faire connaissance et d’échanger.
Pour ceux qui ne connaissent pas le musée, ce sera l’occasion de le visiter.
Chacun pourra ensuite pique-niquer dans le parc.

A partir de 14h restitution des 3 projets et projection du film !!

 

 

Déroulement de l’après-midi :
Prises de parole 15/20mn :
- Odile Berard Azzouz, conservatrice en chef du musée de l’Ephèbe
- Perrine Vigoureux, Chef du Service Patrimoine culturel régional (par interim)
- Claire Armbruster, directrice du Réseau Culturel Terre Catalane
- Olivier Moulaï, cinéaste, intervenant pour les 3 projets

Projection du film synthèse (des 3 projets) proposé par Olivier Moulaï,  20mn

Échange entre les élèves sur leur perception du projet, la découverte du site archéologique, leur rencontre avec les équipes des sites… 20/30mn

Petit goûter 20mn
Départ des classes 15h30/16h

Abri du passé…

Nous retournons dans la grotte de Bélesta afin de « signer » notre passage au moyen de projections vidéos sur la roche. Ces textes d’impressions, graffitis éphémères, expriment nos émotions vécues en ces lieux. C’est un retour, à moins qu’il ne s’agisse d’un départ…

Femmes je vous aime

Au musée de l’Ephèbe d’Agde, nous « tatouons » sur nos corps des photos de statuettes de femmes préhistoriques. Les musiques que nous avons choisies : « Femme aujourd’hui » de Sofia Essaidi, « Eve, lève toi » de Julie Pietrie, « Femme libérée » de Cookie Dingler et autres « Femmes je vous aime » de Julien Clerc accompagnent ces performances filmées qui viendront s’insérer dans notre film.
C’est notre dernière journée d’atelier à Agde. Dernière ?

Marraine

Marraine,

Tu vas surement être étonnée de ce que je vais te dire, mais voilà : ici sur cette Terre il y a eu énormément de changements depuis que tu nous a quitté.
Toi qui tenais tant a cette liberté des femmes : c’est bon on a enfin GAGNE !
Les femmes ont plus de droit de s’exprimer et d’avoir de la liberté; par exemple on a le droit de travailler, d’avoir un loisir, et les tâches a la maison se partagent avec les hommes; ils nous aident un peu plus. Et surtout le plus important : toi qui étais une fille, le droit de porter des jupes a été accordé, et on peux aussi faire les études ou le métier qu’on souhaite.
Enfin tout n’est pas acquis mais c’est déjà un bon début et cela va s’améliorer. Figure toi aussi qu’on a le droit de vote. Et oui sur ce coup on a bien joué, et on est assez fières de nous quand même.
Il y a moins de rabaissement des hommes envers les femmes, mes je t’avoue que les hommes ont encore du mal a accepter tout cela. On leur montre notre vraie façon d’être et surtout on a du caractère; leur répondre dés qu’il haussent la voix : cela ne leur plait pas mais nous on est fières !!
Je pense que cette époque t’aurais plus, dommage que tu ne soit plus d’ici. Ne t’inquiéte pas pour le reste; petit a petit on va s’en occuper.
Sur ces mots, j’espére que d’où tu es, tout se passe bien et que là haut c’est merveilleux. Prend soin de toi surtout, tu me manque.

Je t’aime.

Brigitte

Chère Brigitte,

Coucou Brigitte comment tu va ? Cela fait super longtemps qu’on ne s’est pas parlé. J’ai beaucoup de choses à te dire. Si tu savais, depuis que tu n’es plus là, il s’en est passé des choses, comme par exemple la libération des femmes ce qui n’était pas gagné à ton époque; tu aurais été très contente.
Mais maintenant tu fais le tour des musées pour représenter la femme d’autrefois et c’est super ! C’est comme ça que je t’ai retrouvé et je n’ai pas pu m’empêcher de te prendre en photo; tu m’en veux pas au moins ?
Je t’ai reconnu de loin, piquée là, dans le sable rouge. J’espère que là où tu es tu te sens bien. Sache que ici tu as toujours autant de succès et c’est en partie grâce à toi que nous sommes à présent libres. Une chose très importante que j’ai oublié de te dire : NOUS AVONS LE DROIT DE VOTE !!
Voila je t’ai raconté ce qui s’est passé ces dernières années depuis que tu n’es plus là. Je ne te dis pas adieu en espérant te revoir très vite.

Une amie qui pense toi.

Mami

Si tu étais encore de ce monde aujourd’hui, tu serais libre de penser, libre de t’exprimer, libre d’être toi-même.
La vision des femmes à changé depuis de nombreuses années; grâce à vos combats nous y sommes arrivées même s’il nous reste encore un long chemin à parcourir. Mais on ne baissera pas les bras, nous allons continuer, persister pour devenir ce que nous voulons depuis tout ce temps.
On ne pourra jamais assez vous remercier; avec votre aide nous sommes libérées. Tu verrais Mami, la plupart des femmes portent des jupes, les jeunes filles peuvent entrer dans l’éducation et les plus grandes possèdent un emploi et puis une chose importante : nous sommes acceptées avec nos propres valeurs sans aucun jugement. Si tu étais encore de ce monde aujourd’hui, tu serais libre de penser, libre de t’exprimer, libre de toi-même. J’aimerais tellement te faire découvrir ce nouveau monde.

Ta petite fille.

Les filles de Reims

De la nourriture sonore, de l’inspiration, d’autres visions de femmes…

« Quelle attraction proposer en ouverture du championnat de football masculin organisé par le journal l’Union puis attirer le chaland. En 67 c’était un combat de catch de lilliputiens, en 68 ce sera donc un match de football de femmes, autant dire un numéro de travestissement burlesque. (…) ».
Extrait de Les filles de Reims : premières footballerines en équipe de France : un documentaire radio de Perrine Kervran réalisé par Charlotte Roux pour France Culture – La fabrique de l’histoire – 13/12/2011

Écouter l’émission >

Sophie

Ma chère Sophie,

Je t’écris cette lettre, après tant d’années car je veux te rassurer. Oui, la femme a enfin réussi a s’affirmer, elle ne se cache plus des hommes ni des autres femmes d’ailleurs ! Cependant il nous reste du chemin a parcourir; nos aînés nous ont ouvert de nombreuses portes mais comme tout être humain nous voulons toujours plus, nous voulons autant que nos amis les hommes. A ton époque les femmes étaient importantes, elles veillaient sur les enfants et s’occupaient des récoltes pendant que les hommes chassaient pour ramener à manger. Tout était bien organisé, chacun avait son rôle qu’il remplissait parfaitement. Malheureusement à une période de notre histoire, les femmes ont étaient humiliées; elles faisaient parties du décor dans les foyers, elles n’avaient pas les même droits que les hommes. Mais avec la force et la solidarité, des femmes extraordinaires ont réussi a faire valoir nos droit. Aujourd’hui, dans les pays développés les femmes sont pour la plupart Libres ! Le combat n’est pas gagné pour toutes, et crois-moi nous y arriverons même s’il nous faut encore des siècles, nous reviendrons au commencement !

A bientôt Sophie, la sage
Laura

Grand écart

Après avoir visité la grotte de Bélesta, nous voici au musée à la découverte de techniques ancestrales : polissage de la pierre, confection de tissus, création de pendantifs; ces technologies nouvelles il y a 6000 ans ont permis l’émergence d’une production organisée.
Tarek KUTENI et Richard IUND nous guident en ces lieux et l’atelier se déroule à la manière d’une chasse au trésor : recherche d’indices et déchiffrage de mystérieuses écritures.

La fouille

L’Oppidum d’Ensérune nous accueille une nouvelle fois. Devenus des visiteurs éclairés, nous découvrons le métier d’archéologue en fouillant une tombe ! Reconstituée par l’équipe du musée, elle révèle des objets qui accompagnaient le mort.
Laureline BONNOT, archéologue, nous permet de mieux étudier ces objets : que nous disent-ils de l’identité du défunt, de son art de vivre ?
Le reportage audiovisuel que nous réalisons témoignera de cette journée.